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Un bilan partiel des
votations du 30 novembre 2008
1. L'acceptation de l'initiative
populaire pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine montre
que nos compatriotes veulent un régime particulier pour ce type de crimes, à
nuls autres pareils. Il s'agira de modifier le droit pénal, en définissant en
particulier la notion d'"enfant impubère". On sait à quel point il
est difficile de faire accepter une initiative en votation; le succès de cette
initiative semble se situer dans la continuité de l'acceptation de
l'internement à vie des délinquants dangereux. Dans ces deux votations, la
protection des victimes et le droit à la sécurité ont été au premier plan.
Cependant, la grande majorité des infractions, en particulier la délinquance
dite "quotidienne", ne tombe pas sous le coup des initiatives. Vu le
besoin accru de sécurité exprimé dans ces deux votations, on peut donc se
demander si nous n'assisterons pas, à terme, à un durcissement général du
droit pénal. 2. Nos compatriotes ont rejeté
l'initiative radicale zurichoise limitant le droit de recours des organisations
écologistes. Ce faisant, ils ont clairement marqué leur attachement à la
préservation de l'environnement de notre pays et exprimé leur confiance envers
des organisations citoyennes, dont certaines sont actives depuis des décennies.
Car le résultat est sans appel : 66 % de NON, à l'unanimité des cantons. Une victoire du OUI aurait, à n'en pas
douter, été le prélude à d'autres attaques contre l'environnement, en
particulier contre les droits des bordiers. Une nature à peu près préservée
devient rare en Suisse, 1m2 de notre pays étant bétonné chaque seconde. La
situation est grave, et ne fait que s'aggraver avec l'invasion migratoire. Pour
notre environnement, cette victoire n'est qu'un répit. L'origine du problème
est la perte de maîtrise des flux migratoires, avec l'augmentation de
population qui en découle. Les organisations écologistes en parleront-elles un
jour ouvertement ?
3. Le rejet de l'initiative sur le
chanvre montre que la grande majorité de notre peuple ne veut pas suivre
l'exemple des Pays-Bas en la matière, nos amis Néerlandais commençant du reste
à faire marche arrière dans leur pratique permissive. Point n'est besoin d'en
dire plus.
4. Enfin, l'acceptation de la
modification de la loi sur les stupéfiants constitue une nouvelle victoire du
Conseil fédéral dans sa politique en matière de drogue, qui, malgré la gravité
de la situation, bénéficie d'un solide soutien populaire. Les spécialistes ne
sont pas d'accord entre eux sur la manière d'aborder le problème de la
toxicomanie. Soit, c'est normal pour des spécialistes ... Mais d'où
vient la drogue ? Où sont cultivés le pavot et la coca ? Dans le
Gros-de-Vaud, peut-être ? Comment expliquer que l'aggravation du problème de la
drogue (milieu-fin des années 80) coïncide avec la perte de maîtrise des flux
migratoires, surtout d'origine extra-européenne ? Là aussi, il s'agit de
protéger des victimes et d'assurer notre sécurité à tous. On sait que le crime
organisé est un phénomène importé. A quand donc des mesures prises en amont,
donc à la frontière ? A quand un renvoi systématique des trafiquants
étrangers ? Quelles que soient les solutions apportées en aval, le
problème restera entier tant que ces mesures ne seront pas prises en amont.
Alliance Suisse, le 3 décembre 2008
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