Tenez-vous à carreau no 8

Voici quelques articles parus dans le 8ème bulletin de l'association :

L'assurance-invalidité

quoi de neuf ?

Le 17 juin prochain, nous voterons sur une modification de la loi sur l'assurance-invalidité votée par les Chambres fédérales le 6 octobre 2006, le référendum ayant abouti.

Il s'agit de la 5e révision de l'AI, qui fait suite à une "mini-révision" (non numérotée), appliquée depuis le 1er juillet 2006 et qui ne concerne que des aspects de procédure.

La crise de l'AI est évidente depuis le milieu des années 90 en tout cas. L'AI a servi d'expédient pour les chômeurs de longue durée, auxquels les cantons et les communes voulaient éviter de verser de l'aide sociale. D'abord, cela semblait arranger bien du monde, et l'AI n'était pas trop regardante. Jusqu'à ce que les déficits et la dette (plus de 9,3 milliards actuellement) ne deviennent ingérables. On s'est donc décidé à agir. Que prévoit la nouvelle loi ?

Pour l'essentiel, elle met l'accent sur la réinsertion et la réadaptation professionnelle des assurés menacés d'invalidité ou invalides partiels; l'octroi d'une rente sera plus difficile si des mesures de reclassement n'ont pas été tentées auparavant. La loi instaure aussi des mesures de détection et d'intervention précoces des cas à risque; ces mesures pourront être décidées même si l'assuré ne les demande pas, mais si une requête émane d'un membre de sa famille faisant ménage commun avec lui, de son employeur, de son médecin ou chiropraticien ou d'un autre assureur (social ou privé). Ce afin d'éviter que des cas d'invalidité chronifiés arrivent à l'AI alors qu'une intervention précoce aurait permis de les prévenir ou de diminuer leur gravité. En bref, il s'agit d'appliquer avec plus de rigueur le principe dit de la "primauté de la réadaptation sur la rente". Puisque nous avons tous intérêt à ce que les invalides ne soient pas exclus du marché de l'emploi, mais gardent au contraire une activité dans toute la mesure possible. C'est une question de dignité humaine, de cohésion sociale et de logique économique. Les tribunaux pourront – comme à présent – corriger les éventuelles décisions trop sévères.

Une nouveauté à saluer particulièrement est que, désormais, les rentes correspondant à un taux d'invalidité inférieure à 50 % ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse; cette condition doit également être remplie par les proches pour lesquels une prestation est réclamée (selon les termes exacts de la loi). En outre, la durée minimale de cotisations (lors de la survenance de l'invalidité) est portée de un à trois ans. Ces restrictions pourront limiter certains abus.

 Il y a-t-il alors quand même un problème ? Oui.

Puisqu'il faut analyser le problème en amont. La crise de l'AI du milieu des années 90 coïncide avec la perte de la maîtrise de la politique migratoire, en particulier pour les arrivants d'ex-Yougoslavie et de Turquie. On a fait ou laissé venir ces gens de manière quasi-illimitée durant les années 80, ainsi qu'encore après la baisse de la conjoncture survenue à l'été/automne 1990. Il aurait fallu stopper cette immigration dès 1990 au plus tard et systématiquement organiser les retours. Pour mieux pouvoir s'occuper de nos chômeurs et de nos invalides, qui ont un droit intangible à notre solidarité. La situation serait alors restée sous contrôle. Pour le bien de nos compatriotes en difficulté. Seulement voilà : l'économie réclamait une main-d'œuvre sans cesse plus abondante. Et, pour les extra-Européens, une rente AI en francs est souvent une véritable fortune ! S'ils restent en Suisse, ils peuvent en plus, selon les cas, toucher des prestations complémentaires et bénéficient de toute façon de l'aide sociale ! Le problème restera donc insoluble sans mesures prises en amont.

Une fois de plus, on essaye de nous faire croire qu'un problème général peut être résolu par des mesures limitées, qui traitent non les causes du mal, mais uniquement ses symptômes. Avec le risque d'instaurer une plus grande sévérité, préjudiciable indifféremment à tous les assurés. Alors que, ce dont il s'agit, c'est de lutter contre des abus de certaines catégories de personnes, dont l'expérience révèle l'origine presque toujours étrangère. Prendre le problème en amont signifierait cependant mettre en cause l'ultra-libéralisme, ainsi que la concurrence entre travailleurs, qui sont à l'origine de l'invasion migratoire. Bref, pour faire une bonne politique sociale, il faudrait absolument prendre en compte les mouvements de populations. Il n'y a cependant pas de réelle volonté politique dans ce sens. Malgré ces réserves, les raisons de voter OUI l'emportent nettement.

Le Renâ

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Criminalité : à quand la franchise et de nouvelles statistiques ?

 
Le 8 février dernier, la police criminelle zurichoise a présenté à la presse ses dernières statistiques annuelles, donc celles de 2006. Le nombre total d’infractions est en baisse de 6,1 % par rapport à 2005, ce qui confirme une tendance remontant à 2004*. Seulement voilà : la violence des crimes augmente. 44,6 % des personnes mises en causes sont étrangères, contre 45,5 % en 2005 – pour environ 25 % de la population. De prime abord, on peut saluer cette baisse. Mais là encore, les statistiques ne disent pas tout. Car, comme l’admet le chef de la police cantonale, Bernhard Herren, elles ne distinguent pas les Suisses de naissance des naturalisés ! Il est en revanche établi que 21 % des étrangers mis en cause ont un permis à l’année, 48,9 % même un permis d’établissement. 25 % ont leurs racines en ex-Yougoslavie**. Cette origine représente même 52,6 % si l’on considère le total des infractions contre la vie et l’intégrité corporelle commises par des jeunes ; 9,8 % de ces auteurs d’infractions sont turcs, 8,4 % italiens et 28,9 % étant originaires d’autres pays***.

Qui parle d’intégration ?

Et M. Herren d’ajouter : « Le but doit être l’intégration. Si elle échoue malgré plusieurs essais et sanctions pénales, il faut envisager d’autres mesures. L’une d’elles est : qui ne peut ni ne veut s’intégrer doit rentrer dans son pays d’origine. Un jeune étranger n’a aucun droit autonome à séjourner en Suisse. Ce droit est toujours lié à celui des parents. Dans les cas où un jeune agit à nouveau de manière criminelle et où les parents ne s’occupent pas de son comportement, se pose à un moment ou un autre la question s’il ne doit pas être renvoyé chez lui avec toute la famille. Nous connaissons des cas dans lesquels des familles entières (ou des parties de la famille) ont une activité criminelle, ne travaillent pas et touchent de l’aide sociale ».

Le chef de la police précisait qu’il y a des étrangers qui ont occupé ses services de 100 à 150 fois en quatre ans (non, il n’y a pas de fautes de frappe sur les zéros) ; les policiers sont frustrés d’avoir toujours affaire aux mêmes criminels étrangers et de savoir que ceux-ci restent ici et poursuivent leurs activités délictueuses.

A quand une telle franchise partout en Suisse ? A quand des statistiques plus précises quant à l’origine des délinquants ? A suivre. Comptez sur nous pour cela.

  • Tous ces éléments sont extraits de la Neue Zürcher Zeitung du vendredi 9 février 2007, page 55.

 
** « Auffallend sei, dass 25 Prozent der ausländischen Täter ihre Wurzeln in früheren Jugoslawien hätten ».

 
*** « Bei den Delikten jugendlicher Täter gegen Leib und Leben macht diese Herkunft 52,6 Prozent aus ; 9,8 Prozent solcher minderjährigen Täter sind Türken, 8,4 % Italiener, und 28,9 Prozent stammen aus anderen Ländern ».

Le Vouiste

 

 Asile !

C'est un sujet dont il ne faut pas cesser de parler. Les dernières statistiques sont alarmantes, quoi qu'essaient de faire croire certains milieux. Ainsi, au 1er trimestre 2007, il y a eu 3019 nouvelles demandes, soit 23 % de plus qu'au 1er trimestre 2006, avec beaucoup de déserteurs d'Afrique orientale en particulier.

Notre pays a toujours été une terre d’asile, mais à certaines conditions :

Lors d’un conflit, la Suisse accueille, pour un certain temps, les réfugiés victimes de persécutions. La logique veut qu'après le conflit, ils retournent dans leur pays pour le reconstruire. Malheureusement, nos dirigeants (aux niveaux fédéral et cantonal) faussent la donne en gardant à outrance nombre de ces immigrants, dont beaucoup parviennent ultérieurement à se faire naturaliser. De plus, la Confédération aide à reconstruire lesdits pays, parfois même en y envoyant des militaires. Nous sommes donc perdants sur toute la ligne.

Ces réfugiés, prétendument intégrés, vont souvent peser lourdement sur les comptes citoyens. En effet, leurs enfants se caractérisent souvent par de la violence et/ou par des difficultés scolaires. Inutile de dire que ceci perturbe les classes, donc fait baisser le niveau. Que faire si les jeunes étrangers n'atteignent pas le niveau requis ? Faudra-t-il un quota de places d’apprentissage réservé à ces jeunes, au détriment de nos enfants ? Mais alors, que se passera-t-il si le résultat n’est toujours pas atteint ? Ces milieux étrangers revendiquent-ils le "droit" de contraindre les maîtres d'apprentissage? Avez-vous souvent vu des jeunes Suisses engagés par des patrons d’origine étrangères en Suisse? De plus, il apparaît de manière toujours plus claire que les étrangers non-intégrables veulent nous imposer leurs lois et coutumes – Qui intégrera qui ?

La seule solution au problème, c'est de le prendre en amont. Prévenir plutôt que guérir. L’"asile économique" est un terme qui ne devrait pas exister. L'asile ne doit pas être une source de profit pour le requérant. Et il faut le dire à nouveau : ces gens arrivent pour la plupart sans papiers, ce qui est, en soi, une preuve de mensonge. Puisque, pour traverser les continents et franchir les océans par avion, vous et moi sommes obligés d’avoir des documents de voyage permettant de franchir les contrôles de sécurité. Pourquoi pas eux ? Donc, toute personne qui débarque à Cointrin ou à Kloten en prétendant ne pas avoir de papiers et ne pas en avoir eu lors de l'embarquement est un menteur. Plus encore, ils ont parfois perdu certaines cellules de leur mémoire, car il arrive qu'ils prétendent … ne plus savoir d’où ils viennent ! Par contre, dès leur arrivée, ils savent parfaitement à qui s’adresser pour obtenir l’aide sociale, ainsi qu’une assistance juridique pour les défendre, manifester pour avoir plus de droit, obtenir un permis et courtiser les partis politiques. Pour, au bout du compte, être indéboulonnables de la Suisse. Alors même qu'il n'y a pas eu d'entrée en matière sur leurs demandes d'asile. Pensez-y quand vous lirez ou entendrez le terme "NEM" (= "non-entrée en matière").

 

Jusqu'à la lie
 

Le 4 avril dernier, la "plate-forme sans–papiers" a "lancé un appel"* à la conseillère fédérale Leuthard. "Elle s'inquiète du sort des enfants exclus de la formation professionnelle et demande notamment des régularisations facilitées pour les familles". Rien de moins. Et 24 H de nous bassiner avec le sort d'un Colombien de 17 ans, vivant illégalement dans notre pays depuis cinq ans. Le pauvre est même contraint de faire des travaux de nettoyage trois fois par semaine pour "payer son gel (?) et ses habits" Puisque, bien sûr, aucun jeune Suisse n'a jamais eu à faire de petits travaux pour s'offrir des agréments. Ni même le nécessaire.

Mais notre étranger n'en reste pas là. Car, en plus, "le jeune homme fait du vélo, du roller et de la natation", "arbore un faux diamant à l'oreille" et a un natel, ainsi qu'une chaîne stéréo, dont il évite de monter le volume "pour ne pas alerter les voisins". Et il va à l'école, gratuitement bien sûr. Bien que "le français n'est pas son fort". Le pauvre. Quel serait son niveau de vie dans son pays ? De quel droit ose-t-il se plaindre?

Mais le pire reste à venir : le malheureux avoue qu'il "paie toutes ses factures et ne se bagarre pas". Puisqu'"on ne peut rien faire, on doit se cacher". Vous avez bien lu : cet illégal se plaint de devoir payer ses factures et de ne pas pouvoir se bagarrer, de peur d'attirer l'attention.

A vomir. Cet article bafoue la dignité de tous nos jeunes compatriotes, spécialement ceux victimes de la précarité, du chômage et du manque de places d'apprentissage. Ce sont eux qui ont des droits, pas les profiteurs. En présence d'étrangers parasites, la seule solution est l'expulsion immédiate. Car ces gens n'ont rien à exiger. Mais, pour s'occuper d'eux comme ils le méritent, encore faut-il une véritable volonté politique. Donc que cesse la complaisance. Qui s'exprime d'abord dans les chiffres : les estimations du nombre d'illégaux vont en effet de 90000 (toujours selon l'article de 24 H) à environ 300000. L'ampleur même de cette incertitude indique que le problème n'est pas pris au sérieux.

Espérons au moins que Mme Leuthard classe cette demande directement à la corbeille (ou au recyclage du papier). Et le fasse savoir sans équivoque. A suivre.


* Selon les termes de 24 H du lendemain. Toutes les citations sont extraites de cet article.

 

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Asile : Stop à la désinformation !

 

Une dépêche TXT du 2 mai dernier (de 11 h 16 exactement) constitue un exemple flagrant de mensonge. Décortiquons son mécanisme, assez subtil. Pour renforcer notre système immunitaire contre le lobby de l'asile. Votre attention svp :

 

1. La loi sur l'asile énonce que "les requérants d’asile et les personnes à protéger qui ne bénéficient pas d’une autorisation de séjour sont tenus de fournir des sûretés pour garantir le remboursement des frais d’assistance, de départ et d’exécution, ainsi que les frais occasionnés par la procédure de recours." Les employeurs sont obligés de retenir 10 % du salaire brut (donc du salaire AVS) pour le porter au crédit d'un compte destiné à couvrir ces frais, que l'on appelle "compte sûretés".

2. La dépêche indique que les sommes déposées sur les comptes en question ont atteint 29 millions de francs en 2006 et constituent un "impôt" (sic); sur quelque 33 000 personnes concernées, il n'y a que 2 206 requérants et 5 519 personnes admises provisoirement qui ont travaillé durant cette même année.

3. A ce stade, que pense le lecteur moyen ? Probablement ceci, et c'est bien sûr le but recherché : "Pauvres requérants, comme c'est injuste de les désavantager par un prélèvement supplémentaire !"

4. C'est là qu'intervient le mensonge : la dépêche NE DIT PAS que ce compte est remboursé (sous déduction des frais de gestion) si l'intéressé quitte définitivement notre pays ou est autorisé à s'établir chez nous, … ou encore, de toute façon, s'il séjourne en Suisse depuis au moins dix ans! Le terme "impôt" est un pur et simple mensonge, puisque le propre d'un impôt est d'être acquis à l'Etat … donc non remboursable après décompte définitif ! En d'autres termes, il ne s'agit pas d'une taxe, mais de sûretés ! Dont le propre est, précisément, de couvrir les frais futurs occasionnés par ces étrangers, dans une mesure strictement limitée à ces frais ! La Confédération n'en tire donc aucun profit et les requérants ne sont pas privés du produit de leur travail! Bien au contraire, les renvois coûtent des fortunes et ces frais ne sont couverts par les sûretés que dans une très faible mesure ! Le coulage est donc gigantesque. Autre mensonge, par omission cette fois : pour que le compte sûretés soit ouvert et approvisionné, encore faut-il que l'employeur déclare le travailleur en question ! Autrement dit, le travail au noir permet au requérant d'échapper aux sûretés !

5. Autre élément : les partisans de l'ultra-libéralisme, donc de l'ouverture des frontières, prétendent que l'on connaît quasiment une situation de plein-emploi, ce depuis environ deux ans au moins. Alors, de deux choses l'une : pourquoi une si faible proportion d'actifs parmi la population concernée par les sûretés (7 725 sur environ 33 000, donc moins de 25 %, et encore la dépêche ne mentionne pas la durée moyenne d'activité) ? Lorsqu'on sait qu'il y a une forte proportion de jeunes adultes parmi les requérants, ces chiffres illustrent parfaitement que ces personnes ne travaillent que rarement, du moins légalement. Une fois encore, la seule solution est de prendre le problème en amont en dissuadant les mouvements migratoires indésirables.

Merci de nous avoir suivi dans ce petit exercice d'hygiène mentale et politique…

 

Le Tofin