Tenez-vous à carreau no 7 


Voici quelques articles parus dans le 7ème bulletin de l'association :

Nouvelles recettes contre le chômage ?

Le département de Mme Leuthard s'est interrogé sur la surreprésentation des étrangers dans la population des chômeurs (plus de 40 %, pour environ 25 % de la population, dont 22 % de la population active). Le Seco (Secrétariat d'Etat à l'économie) a organisé une enquête. La solution, publiée dans le bulletin "La vie économique" : "On devrait introduite dans l'AC (assurance-chômage, réd.) la possibilité d'organiser des cours de perfectionnement (appropriés) pour les étrangers au chômage. (...). Pour améliorer l'efficacité des conseils dispensés aux étrangers, il est recommandé de recruter délibérément des conseillers ORP parmi la deuxième génération d'immigrants. Il convient en outre de prévoir des cours spécifiques de perfectionnement inter-culturel".

Quel aveu ! La Confédération reconnaît ainsi officiellement que la main d'œuvre issue de pays culturellement éloignés présente un risque de chômage supérieur à la moyenne. Quelle surprise ! Et nous devrions prendre en charge les coûts dérivés supplémentaires qui découlent de cette situation ? Nous disons NON. Car c'est aux étrangers à s'adapter à nous, par un processus naturel, même si c'est difficile pour eux. S'ils le peuvent. Et s'ils le veulent. Et non l'inverse. Le plus simple aurait été d'anticiper cette situation – pourtant prévisible –, donc de renoncer à faire venir ces travailleurs. Avant que les problèmes ne s'aggravent encore jusqu'à devenir de moins en moins gérables. Car, après la fin du droit aux indemnités de chômage, c'est l'aide sociale, dont les bénéficiaires sont jeunes et nombreux. Toujours à nos frais, bien sûr. Une fois de plus, on répare les dégâts collatéraux au lieu de prévoir les problèmes. Raison de plus pour, au minimum, ne plus faire (ni laisser) venir de nouveaux extra-Européens. Avant de rapatrier les illégaux et les bénéficiaires d'aide sociale. Quand passera-t-on enfin aux actes ?

Le Vouïste

 

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La drogue, avant et depuis les mesures de contrainte

Le 1er février 1995 est entrée en vigueur la loi fédérale sur les mesures de contraintes en matière de droit des étrangers. Elle facilite grandement l'expulsion des indésirables, qu'ils soient requérants d'asile ou non. Cette loi avait été acceptée en référendum le 4 décembre 1994 à une très large majorité (74 %), ainsi qu'à l'unanimité des cantons. Cette votation – que l'on aurait préféré éviter – a été l'un des plus grands succès du mouvement patriotique. Nos adversaires avaient alors eu l'outrecuidance de prétendre que la nouvelle loi ne servirait à rien pour diminuer le problème de la drogue. Malgré le fait que la hausse considérable des morts par surdose à la fin des années huitante et au début des années nonante coïncide avec l'ouverture massive des frontières. Pur hasard, selon eux.

Pour nous, ce qui compte, ce sont les faits. Justement, nous disposons désormais de statistiques suffisantes sur les morts dus à la drogue, avant et depuis les mesures de contrainte. Que nous révèlent les chiffres ? Le triste record annuel est de 419 décès, en 1992. En 1994, dernière année entière avant l'entrée en vigueur des mesures de contrainte, il y a eu exactement 400 morts. Ce nombre est passé à 361, puis à 312, 241, 210 et 181 par an de 1995 à 1999. Pour ensuite se stabiliser autour de 200 depuis lors (un peu au-dessous ou un peu au-dessus, suivant les années). L'effet des mesures de contrainte a donc été immédiat, mesurable, durable et ininterrompu. Et surtout considé-rable. Les faits et les chiffres le prouvent. Comme ils prouvent l'origine étrangère du trafic de drogue. Mais, au-delà des statistiques, l'essentiel, ce sont les souffrances humaines. Car, bien sûr, chaque mort est de trop.

Qui disait que les mesures de contrainte ne serviraient à rien ? N'oublions pas que la loi sur les mesures de contrainte date de mars 1994; elle n'est entrée en vigueur le 1er février 1995 qu'à cause du référendum, qui a donc retardé son application de plusieurs mois. Durant lesquels des dizaines de victimes sont mortes. Sans parler de celles qui sont tombées dans la drogue. Ni du SIDA. Qui a eu raison ? Qui a eu tort ? Qui a fait preuve de connivence objective avec les trafiquants ? Mais gardons-nous bien de croire que la lutte est finie.

La Croïette

Minarets

Décidément, il est plus facile d’être musulman en Suisse que d’être chrétien (ou athée) en Iran, en Arabie Saoudite ou en Somalie. Chez nous, la liberté de religion est garantie, mais certaines personnes, venant de l'étranger, en abusent pour s'en prendre à notre culture, à notre mode de vie. Et cela, nous nous devons de le dénoncer. Car il y a des valeurs qui ne sont pas négociables : la liberté personnelle, l'égalité hommes-femmes et la séparation de la religion d'avec l'Etat, par exemple. Tout système de pensée tendant à la remise en cause ne serait-ce que d'une seule d'entre elles – et même dans une mesure ne paraissant que partielle – doit être combattu comme fondamentalement opposé au nôtre.

La population musulmane de Suisse est de 311'000 personnes, d'origine étrangère dans leur immense majorité. Avec une telle emprise, il y a un réel danger de perte de laïcité. Différents coups de boutoir sont assénés à ce principe fondamental, qui nous inquiètent à juste titre : foulards à l’école, cimetières séparés (ou revendications bruyantes d'une séparation des tombes), viande issue d'abattages rituels illégaux puisque contraires au droit de la protection des animaux, demandes d’exemption de fête de Noël ou de cours mixtes de natation à l'école, pour ne citer que quelques unes de ces provocations. L'accumulation de ces faits laisse augurer d'une aggravation de la situation pour la Suisse, qui risque bientôt d'être submergée par des mœurs étrangères, si nous ne nous réveillons pas.

C'est dans ce cadre que se situent les récentes demandes de constructions de minarets à Wil (SG), Langenthal (BE) et Wangen bei Olten (SO)*. Il en existe déjà deux en Suisse, l'un à Genève (construit dans la seconde moitié des années septante), l’autre à Zurich, qui sont, pour l’instant encore, muets. Mais qu’est-ce exactement qu'un minaret ? La définition d’un et même plusieurs dictionnaire est claire : «tour d’une mosquée, du haut de laquelle le muezzin fait les cinq appels à la prière quotidienne ». (Petit Larousse illustré) Ce problème doit donc nous intéresser particulièrement. Soyons clairs et précis : un minaret ne peut, par définition, rester indéfiniment muet. Les apparentes concessions faites à cet égard ne sont donc que provisoires. En d'autres termes, de la poudre aux yeux; d’abord, on loue un petit local, puis on construit une mosquée plus ou moins visible, selon la région et l’acceptation de la population. Ceci se fait avec discrétion, le citoyen ne s'en rend compte que trop tard, puisque ces différentes étapes se sont déroulées en un temps relativement long. Et, enfin, on demande à construire des minarets. De la sorte, une culture étrangère, opposée à nos valeurs sur des points essentiels, s'implante en douce. Plus long, mais moins coûteux et tout aussi efficace que les « guerres saintes ».

Parmi les comparaisons utilisées pour tenter de justifier les minarets, celle entre un minaret et un clocher nous paraît des plus fumeuses. D'abord, pour information, il est intéressant de savoir la hauteur de certains minarets en Europe : Londres, 35 m; Rome, 33 m - pourquoi les bâtir aussi haut, sinon pour exhiber une apparence de puissance et exercer une emprise psychologique ? Est-il besoin de comparer ces hauteurs avec celles de nos clochers ? Pour ce qui est des nuisances sonores, veut-on nous faire croire que la voix du muezzin rappelle le son d’une cloche ? Je n'ose comparer un muezzin à une cloche, mais en ce qui me concerne, et c’est encore l’avis de nombreuses personnes parmi mes compatriotes, la cloche sonne mieux à mes oreilles que la voix du muezzin – question de culture, tout simplement.

Plus sérieusement, la cloche n’est pas qu’un signe religieux, tant s'en faut; c’est bien plus que cela : un symbole traditionnel remontant aux époques où le port d'une montre n'était pas encore répandu et où les places des villages étaient les centres de la vie sociale. En nous rappelant ainsi toutes les heures de la journée, et aussi certains moments importants, ceci souvent au niveau communal, le son de nos clochers façonne le rythme de l'existence, tant de l'individu que de la société à laquelle nous appartenons.

Certes, les choses ont changé depuis lors. Mais il n'en reste pas moins que les clochers bénéficient d'une antériorité historique et culturelle que les minarets n'ont pas. Bref, ils étaient là avant. Leur légitimité en découle. Et il y a un grand fossé entre Christianisme et Islam. S’il peut être important de montrer leurs accointances (religions monothéistes révélées originaires du bassin méditer-ranéen), il est primordial de souligner leurs différences, en particulier :

  -   Il y a bien sûr les cimetières ou les carrés confessionnels, séparation de musulmans d’avec les non musulmans; ceci me surprend toujours, car, s’il y a mélange de vivants, les morts musulmans se séparent des "infidèles" - Dieu ne peut-il pas reconnaître ses fidèles ?

      -Enfin, l’importance de Jésus Christ, reconnu comme Sauveur par les chrétiens, comme et puisque Fils de Dieu. Or, pour les musulmans, Dieu compte en premier, ensuite Mahomet, bien loin derrière, avec d’autres, dont Jésus qui n'est considéré que comme simple prophète.

*Le Tribunal administratif cantonal a autorisé la construction, en refusant d'entrer en matière sur le recours de la commune contre le permis de bâtir (dépêche TXT du 24 novembre 2006). La commune a annoncé qu'elle ne porterait pas l'affaire devant le Tribunal fédéral (dépêche TXT du 11 décembre 2006).

 

Zorette


Vous avez la plume!

Cet article nous a été adressé par l'une de nos membres; nous l'avons revu ensemble. Sou-haitez-vous aussi contribuer à notre bulletin ? Si oui, vos textes sont bienvenus !

L'écologie ? Oui ! Les Verts ? Oui mais …

L’écologie, oui ! Mais il faut savoir de quoi on parle. Et ne pas se moquer du citoyen suisse. Les Verts disent être pour la nature et contre la pollution … Alors parlons-en, avec des faits :

- L’ouverture des frontières ? Qu'en est-il des frontaliers qui déboulent chez nous par dizaines de milliers pour travailler… évidemment le plus souvent en voiture et rarement à plus d’une personne par véhicule ! Résultat : les Suisses subissent un taux d’ozone considérable en été et des particules fines en quantités particulièrement dangereuses en hiver !

- Les villes deviennent invivables en raison de la recrudescence des violences et des déprédations, que nos chères autorités sont de moins en moins en mesure de contenir. Il n'empêche qu'elles continuent comme si de rien n’était à foncer dans un mur, car les travailleurs s’expatrient à la campagne, ce qui donne tous les jours, par milliers, des véhicules supplémentaires sur les routes, à nouveau avec régulièrement une personne par véhicule. Et avec les effets que l'on sait sur la vie sociale de nos villages, en dégradation constante.

- On nous dit qu'il faut toujours plus de personnes étrangères pour travailler chez nous. La conséquence ? On construit toujours plus de villas sur des zones jadis agricoles. Puisqu'il faut bien loger tout ce monde et que les citadins assez aisés pour abandonner les nuisances urbaines n'hésitent pas à le faire. Est-ce cela la protection du paysage ou du patrimoine ?

- La mondialisation ? Les Verts affectent une attitude souvent critique à son égard. A juste titre. La base est assurément sincère et désireuse de voir les choses changer. Mais alors, comment prôner le libre échange, y compris le transport des marchandises par avions et camions, qui sont parmi les sources majeures de pollution ?

Si c’est cela la politique des Verts … Stop ! Qu’ils s’appellent Brélaz, Marthaler, Martinet ou Recordon. Pour nous, l'environnement, c'est mille et un petits gestes au quotidien : par exemple, renoncer à sa voiture pour un déplacement, trier et recycler les déchets, moins chauffer son logement, éteindre les veilleuses des appareils électriques, acheter d'occasion, faire durer les articles. Ou ne serait-ce que de se munir d'un sac à commissions au lieu de prendre un sac jetable à la caisse … Pour le bien de notre porte-monnaie, de notre pays et de notre Planète. Pas très exaltant sur le plan électoral. Mais tellement plus efficace que tout le reste !

En conséquence, Mesdames et Messieurs les Verts, réfléchissez avant de commander et de vouloir un deuxième siège au Conseil d’Etat, car, si à 20 ans on peut être naïf et sensible, après on devient réaliste !

 

R. L.