Suisse, tu ne veux pas comprendre ? 

Aucune importance nous commençons le matraquage :

 

Pour la deuxième semaine d'avril, les médias entament une vaste campagne d’«information» (de désinformation !) sur l’«intégration des étrangers». La « balle a été mise en jeu » dimanche 6 avril entre 9h et 10h avec l’émission de quoi j’me mêle sur la RSR, consacrée à la non-intégration (en fait, seul le titre dit non-intégration !).On a le sentiment qu’une minorité de notre population sait que le problème « immigration » devient de plus en plus chaud et qu’il est nécessaire de « taper » sur le crâne de tous ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez et se rendent compte de l’immense danger qui nous guette en utilisant tous les moyens (mensonges, contrevérités). 

Affabulation d'abord sur le vocabulaire. Car «s’intégrer», ce n’est pas uniquement apprendre la langue du pays d’accueil, travailler, avoir une belle bagnole et une belle maison. C’est beaucoup plus et bien autre chose. Cela ne s’acquiert qu’à la 3e ou 4e génération, et encore à la condition que les aïeux aient fait le premier pas. 

Cette « progression » n’est réalisée que par une infime minorité des migrants qui veulent s’installer de gré ou de force sur le sol helvétique. Cette émission nous démontre tout de même qu’Albanais, ex-Yougoslaves, Turcs, Africains etc. n'entendent pas franchir ce pas, bien au contraire. Ils ne sont pas là pour se fondre dans notre culture, mais pour tenter d’imposer les leurs et d’atteindre un certain niveau économique à moindre effort. Le niveau de vie dont ils profitent chez nous dès leur arrivée, ils ne l'ont qu'en profitant des siècles de travail des autochtones pour amener notre pays où il est aujourd’hui. Du reste, même s'ils voulaient s'assimiler, je ne vois pas comment ils le pourraient, les différences de cultures étant insurmontables. Mais il est aussi vrai que des Européens culturellement proches de nous s'intègrent bien après un certain temps.
 

J’ai eu l’occasion d’avoir des contacts avec des Suisses de l’étranger. Hormis quelques fêtes relavant du folklore, ils ont dû s’assimiler, car on ne leur a pas laissé le choix. Ainsi, ils se sont fondus dans leur nouvelle patrie. Qui a souvent été autrement plus exigeante envers eux que la Suisse ne l'est avec les étrangers résidant chez nous. Un exemple : aux Etats-Unis, l’hymne national est obligatoire pour tous à l’école; inutile de dire qu’en Suisse, on en débattra pour des décennies encore de crainte de heurter la sensibilité de nos étrangers.

A titre personnel, je suis fermement contre la bi- (ou tri- ou quadri-, enfin bref) nationalité. Où se situe-t-on dans ce cas ? Quelle est l'appartenance dominante ? Soyons concrets (et le sport prouve ici son utilité) : un Turc naturalisé suisse assistant à un match de football entre la Suisse et son pays d’origine accordera son soutien inconditionnel à la Turquie. Parce que les liens sont plus forts avec le pays de naissance, c'est bien naturel. Vous souvenez-vous de la rencontre en Turquie en novembre 2005, durant et après laquelle nos joueurs ont failli être lynchés ? A méditer. Faut-il en dire plus ? 

Je suis en faveur de l’immigration zéro pour des raisons et des motifs qu’il serait trop long de développer dans ce billet. Pour être bref, le communautarisme se développe comme aux Etats-Unis avec les mêmes effets pervers. Notre pays devient une véritable poudrière et le creuset à l’accroissement de la violence et des délits.

 le visionnaire