|
Mariage entre Suisse et musulmans :
Le
mariage entre deux personnes qui souhaitent vivre ensemble est semé d’embûches
comme nous le savons tous, mais il est encore plus périlleux quand deux membres
de cultures diamétralement opposées veulent s’unir. Il est conseiller de conclure
un contrat de mariage, car dans ce cas-là, le code civil ne suffit pas. La loi
fédérale sur le droit international privé du 18 décembre 1987 règle de nombreux
problèmes, mais le législateur du futur conjoint peut mêler son grain de sel, et
donner une conclusion diamétralement opposée à la loi suisse. Mieux vaudrait donc prévoir un contrat
écrit, signé avant le mariage. Mais rien ne garanti qu’il soit respecté dans un
pays musulman, où la loi suisse n’a rien à dire. M. Samir Aldeeb, docteur en droit, a écrit
une brochure très intéressante à ce sujet, mettant en évidence de sérieuses
différences. - En
Suisse, les nombreuses communautés religieuses sont toutes soumises à une seule
loi. Dans les pays musulmans, ce n’est pas le cas, chaque membre d’une religion
sera jugé par le régime juridique de sa religion ; et malgré des
différences notoires dans certains pays, les non- musulmans et les femmes sont
de toute façon lésés. Bien sûr, certains régimes musulmans sont plus radicaux
que d’autres, mais n’oublions jamais, que le musulman se sent supérieur aux
non-musulmans. Et que même si le couple vit en Suisse, le conjoint retournera
inévitablement dans sont pays d’origine, pour des vacances ou revoir sa
famille, dans ce cas, c’est le régime du pays qui prévaut, il faudra se plier à
ces lois, même si cela est contraire à tout ce qui avait été prévu, permettant
des comportements interdits en Suisse et en Europe (bigamie, répudiations, etc.)
- autre
écueil : la liberté religieuse, permise par l’article 49 de
- Une femme non-musulmane
peut garder sa religion, mais sera prétéritée, et aura une forte pression pour
l’inciter à embrasser l’islam, de toute façon elle sera défavorisée au niveau
de la garde des enfants (qui seront musulmans, surtout s’ils vivent en pays
musulmans) et du droit successoral. Un homme non-musulman ne pourra en aucun
cas marier une femme musulmane. Et même dans un pays où la charia n’est pas
officiellement appliquées, les époux risquent
le kidnapping, voire la mort, encore une fois, de la part de la famille. - Le
mariage temporaire ou de jouissance est possible chez les chiites, mais pas ou
peu chez les sunnites. Dans ce cas l’homme peut prendre, en plus de ses 4
épouses « régulières », d’autres femmes temporairement (1 heure, ou
plus). Cela permettrait d’éviter des rapports sexuels hors mariages, interdits
dans l’islam. - La femme dans l’islam est soumise à un
homme, son père, puis son mari, ou un tuteur. C’est lui qui décide du
mariage ou non. Problème qui devient récurent dans les pays européens, la femme
peut être battue si elle n’obéit pas, … c’est permis par le Coran. - La
femme étant considérée régulièrement comme un objet de tentation suprême, le
droit musulman est plus strict à leur égard, inutile de vous parler du voile,
de l’école et des séparations homme-femme, plus ou moins sévère, selon le pays. - le mariage en Suisse est d’abord civil,
puis religieux (ce dernier n’a aucune conséquence juridique), dans les pays musulmans, c’est une autorité
religieuse, voir civile à connotation religieuse qui conclu le mariage. La
polygamie est acceptée dans de nombreux pays musulmans, pas en Suisse, où elle
est punissable, ce qui n’empêche pas les mariages conclus à l’étranger. C’est
un sujet très complexe. - An
niveau pécuniaire, Dans notre pays, le couple partage les biens acquis pendant
le mariage en cas de divorce, et la femme est protégée en cas du décès de son
mari. Dans le droit musulman c’est plus complexe, et moins avantageux, car
chacun garde la propriété des bien acquis, avant et pendant le mariage, alors,
si la femme n’a pas travaillé en dehors de son ménage… elle n’aura rien, à part
si elle a pu avoir un douaire (somme d’argent) plutôt important. De plus la
garde des enfants ne lui reviendrait pas, surtout si elle est non-musulmane.
Dans tous les cas, le mari est toujours
avantagé. - L’excision
et dans une moindre mesure la circoncision,
sont fréquents dans les pays musulmans, mieux vaut ne pas vivre avec des
enfants en bas âge dans ces pays, car la pression de la famille est extrêmement
forte pour pratiquer ces mutilations. -
dernier point à relever, les funérailles. Un musulman doit être enterré avec
des autres musulmans, en aucun cas incinéré, et les tombes sont très rarement
désaffectées. En cas de problème, il existe de nombreux organismes d’aide aux mariés ou aux futurs mariés, à l’étranger, les ambassades peuvent vous renseigner. Si vous avez dans votre entourage des personnes fréquentant des musulmans (même modérés), nous pouvons vous mettre en contact avec des personnes capables de vous conseiller.
|