Immigration : le délire continue

L'UE a ouvert secrètement deux centres de recrutement en Afrique : au Mali en octobre dernier et, plus récemment, au Cap-Vert. Il s'agit des deux premières phases d'un plan, financé par l'UE, pour faire venir plus de 50 millions (!) de travailleurs africains en Europe. Le prétexte avancé est d'éviter l'immigration illégale. En la rendant légale. Au moins, nous savons désormais que ce scandaleux laxisme à l'égard de l'immigration clandestine est une attitude délibérée. Et un immigrant légal peut obtenir la nationalité de son pays d'accueil, pas vrai? Donc devenir ressortissant d'un Etat de l'UE. Ce qui l'autorisera à travailler en Suisse.

Ceci alors que menace la pire récession depuis les années 1930 et que les chômeurs indigènes se comptent par dizaines de millions en Europe. Et par dizaines de milliers en Suisse. Il n'y a aucune raison de faire venir un seul immigrant tant qu'il y a un seul chômeur chez nous.

Il s'agit d'une stratégie tendant à faire croire qu'il existe un "manque" de main-d'œuvre. Le dernier exemple en date ? Le tract pour le OUI le 8 février prochain que nous avons tous reçu dans notre boîte aux lettres (oui, celui avec les photos des trois conseillères fédérales). On y lit que, "pour des raisons démographiques, nos entreprises ne trouvent pas assez de collaborateurs en Suisse", Mme Leuthard ajoutant que, "(…) pour des raisons démographiques, il n'y a tout simplement pas assez de Suisses sur le marché du travail". Tiens donc. Comment alors expliquer les centaines de réponses reçues à chaque annonce d'emploi ? Et le fait que la prétendue "haute conjoncture" n'ait pas donné du travail à tous les chômeurs ? Cette provocation est attentatoire à la dignité des chômeurs, qui, candidature après candidature, reçoivent des réponses négatives. Voire même aucune réponse.

Préparons-nous au pire. Une première réponse pourra être donnée le 8 février. En trois lettres : NON.