Etrangers et criminalité
: des chiffres, des faits
Le
20 février 2006
a été rendue publique la statistique
fédérale annuelle sur
la population carcérale en Suisse. On apprend que
notre pays comportait 6'111
détenus en septembre 2005, première année
au
cours de laquelle la barre des 6000 a été franchie.
La tendance s'aggrave. Ce
n'est pas une surprise de constater que
65 % des détenus
sont étrangers, en plus de 6 % de personnes
qui retenues à des
fins d'extradition ou d'expulsion, ne peuvent être de
nationalité
suisse. Donc, 71 % en tout.
Les
étrangers représentent 20,4 %
de ce que l'on appelle, en jargon
statistique,
la "population résidante
permanente", c'est-à-dire
les personnes qui ont leur domicile civil en Suisse et qui
sont enregistrées par le
contrôle des habitants. Ce cercle de personnes ne comporte
pas les permis F, L et N,
c'est-à-dire, en clair, les personnes admises à
titre provisoire, les titulaires de permis
de séjour de
courte durée (moins de 12 mois) et les
requérants d'asile, ces trois catégories ne
faisant partie que de la
"population résidente" (donc
présumée non
permanente). En outre, les clandestins échappent
bien évidemment aux statistiques.
Les
étrangers représentent ainsi environ 25
% de la population effective. Par rapport au taux de
population
carcérale de 65 %, ces
mêmes étrangers, toutes catégories
confondues, donnent donc lieu à au moins deux fois et demi
(250 % !) plus
d'incarcérations que les Suisses ! Et
ceci selon
le mode de calcul le plus favorable aux
étrangers !
La même tendance ressort des
statistiques de la délinquance, qui
inclut les infractions ne
donnant pas lieu à détention.
Désolés d'importuner
nos
membres et sympathisants avec des chiffres et
des notions statistiques,
puisque la triste réalité ne nous est hélas que
trop bien connue. Mais il faut
être très précis quand on discute
de
ces sujets, certains groupes de pressions ayant pour
habitude de brouiller
les cartes pour rendre service leur clientèle.
Ne leur en déplaise, nous parlons de
chiffres et de faits. Et nous sommes prêts
à les
affronter sur ce terrain –précisément celui qu'ils
cherchent à
éviter par leurs mensonges et demi-vérités.
D'où un
certains nombre de questions : A combien s'élève le
coût moyen d'une
journée en prison ? D'où viennent les
détenus dans leur majorité ? Qui paie ? Qui sont les
victimes de la criminalité ?
A quand les expulsions et les contrôles
supplémentaires à la
frontière ? Les groupes de pressions
étrangers sont-ils prêts à nous
répondre ?
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