Communiqué de presse du 28 janvier 2009 L'association
Alliance Suisse est opposée à
l'accueil de détenus de Guantánamo. Dans
une "Déclaration du Conseil fédéral au sujet de Guantánamo", publiée
le 21 janvier
Cette
gesticulation n'a pas été chaleureusement accueillie, ni par les cantons, ni au
niveau des partis politiques, c'est le moins que l'on puisse dire. Il s'agit
d'un effet d'annonce désastreux, dont on ne voit absolument pas en quoi il
bénéficie à notre pays. Le comble, c'est que la Suisse n'a reçu aucune demande de la part des Etats-Unis
! Soyons clairs : les autorités américaines ont détenu – et détiennent – dans
cette prison des personnes en violation des règles de droit les plus
élémentaires. En particulier, des détenus ont passé des années derrière les
barreaux sans être informés de quoi ils sont accusés et sans avoir été déférés
à un juge indépendant. Ils semblent être justiciables de "commissions
militaires", ce qui est un comble pour des civils. Sans même parler de la
torture. Les Etats-Unis, première puissance mondiale, ont créé ce problème,
c'est à eux de le résoudre. Pas à un pays de 41'000 km2 pour plus de
7,6 millions d'habitants, laminé par l'immigration. Nous n'avons pas à prendre
en charge les problèmes des autres. Soit dit en passant, a-t-on fait appel aux
Etats-Unis pour accueillir une partie des requérants d'asile qui affluent chez
nous depuis des décennies maintenant ? Il y a pourtant encore des grands
espaces en Amérique … La
Suisse n'est ni une organisation humanitaire, ni la fée clochette, ni Amélie
Poulain. Elle a d'abord à défendre ses propres intérêts. Ce qui est déjà
suffisamment difficile avec l'afflux actuel de requérants, sans même mentionner
l'immigration clandestine et l'immigration légale des travailleurs européens.
Nous ne sommes pas au service de la planète entière et nous n'avons rien à nous
faire pardonner. Le Conseil fédéral doit cesser ses démarches intempestives et
affronter le problème de l'asile dans notre pays, d'abord en filtrant
sévèrement les arrivants à la frontière, puis en coopérant avec les pays
d'émigration, ainsi qu'en accélérant les procédures et les renvois. Pour Alliance Suisse, Claude Resin, président |