Communiqué de presse L'association Alliance Suisse a, par lettre du 7 mai 2008, saisi le
Département fédéral de justice et police pour demander une modification des
lois fédérales sur les étrangers et sur l'asile. Le 9 mai a été adressée une
lettre portant sur le même objet à chaque chef/fe de groupe parlementaire aux
Chambres fédérales. Puisqu'il faut que En effet, la nouvelle loi cantonale soumet l'arrestation aux fins de
contrainte d'étrangers en situation illégale à diverses conditions
restrictives, qui ne sont pas compatibles avec le droit fédéral. Puisque cette
disposition légale soustrait du champ d'application du droit fédéral une
portion du territoire cantonal, à savoir "les locaux de la police des
étrangers", selon les termes de la loi. Plus encore, elle consacre une
lucarne temporelle sans précédent dans la législation, en prohibant
l'arrestation aux fins de contrainte - donc d'application du droit fédéral -
"durant les deux heures qui précèdent et suivent une convocation". A une voix d'écart, le Grand Conseil se moque de la volonté populaire.
En effet, la loi fédérale sur les mesures de contrainte remonte, à l'origine,
au 18 mars 1994; elle a été plébiscitée - par 74 % des suffrages exprimés - en
votation référendaire du 4 décembre Notre association et l'un de nos membres ont recouru devant La balle est donc désormais en mains des pouvoirs exécutif et
législatif fédéraux. Puisque, pour nous, une mesure d'une telle gravité en
faveur d'une petite minorité d'étrangers délinquants qui abusent de notre
hospitalité ne peut être tolérée. Il en va de la sécurité de nos compatriotes,
surtout des plus vulnérables d'entre eux. A suivre. Comptez sur nous. Claude Resin,
président Annexe mentionnée
(lettre au Département fédéral de justice et police) |