Chômage,  précarité,  immigrés  :  

vieilles vérités et nouveaux mensonges



  "Le PRD doit être le parti qui ose dire : le métissage culturel est une formidable chance pour le renouvellement de nos sociétés", a déclaré le Conseiller fédéral Couchepin à un séminaire de son parti, à Bienne  le samedi 25 février 2006 (dépêche TXT de la même date). "Un tiers des Vaudois vient de l'étranger", ont proclamé, ce jour également, la  manchette et la première page de 24 H; et ce journal de commenter avec  jubilation, en pleine page 3, la récente enquête du Service cantonal de  recherche et d'information statistiques qui prouve, chiffres à l'appui, cette  réjouissante  situation.

 Est-ce un hasard ? De quoi cherche-t-on à détourner notre attention?  De la dernière statistique fédérale sur les étrangers, publiée dans un petit encart en p. 4 de la même édition du     24 H, qui établit la  croissance  ininterrompue de cette   population, en chiffres absolus et  relatifs,  sans parler des naturalisés ? Ou des statistiques du Secrétariat  d'Etat à  l'économie qui, lancinantes, mois après mois et avec une régularité  de métronome, prouvent l'enlisement de notre pays dans le chômage, dans  une situation d'invasion migratoire ?   Si seulement les chiffres pouvaient pleurer …

 Que révèle l'enquête vaudoise, effectuée à nos frais ? En bref, que la  "libre circulation" pour les ressortissants des quinze premiers Etats de l'Union européenne n'a nullement limité l'afflux des extra-Européens. Que l'on nous a donc menti. Et que les étrangers représentent, comme l'écrit  24 H, "45% des chômeurs vaudois et 47% des bénéficiaires de l'aide  sociale et du RMR". Ce alors qu'"au palmarès des populations étrangères, Vaud est avec 180 200 résidents étrangers en 2004, soit 28% de la population  permanente.  Seuls Genève (33%) et Bâle-Ville (29%) font  mieux (sic !).  Si l'on ajoute  les 50 000 naturalisés, (chiffre en hausse) cela  fait 35% d'habitants d'origine étrangère, soit un bon tiers des Vaudois."

 Donc, ces lobbies étrangers le disent eux-mêmes : les étrangers sont, toutes catégories confondues, plus touchés que les Suisses par le chômage et la dépendance à l'aide sociale, et ce dans une mesure de plus de 60% (soixante pour-cent !) supérieure ! Là, il y a de quoi pavoiser ! Pensez donc, on les fait venir alors qu'il y a déjà beaucoup de Suisses au chômage, et on leur offre en plus de l'aide sociale. Bingo (pour eux, pas pour nous). Car, les statistiques intercantonales du chômage, ce journal n'en parle pas dans son édition du 25-26 février 2006. Dans ce contexte, c'est tout simplement un mensonge par omission. L'article se plaint de ce que le canton de Vaud n'est que "sur la troisième marche du podium"  pour ce qui est de sa population étrangère. Que nos xénophiles se  rassurent.

Puisque Vaud mérite une autre médaille de bronze, une distinction que 24 H  ne mentionne pas, celle du taux de chômage : 5,4% en janvier 2006, "derrière" le Tessin (5,9%) et Genève (7,3%), pour une moyenne nationale de 3,9%. Encore un effort, et l'on pourra rejoindre, puis dépasser, ces  deux cantons frontaliers soumis à une emprise étrangère particulièrement brutale, dont l'analyse dépasserait le cadre de cet article. Mieux encore: le bronze se double d'une médaille d'argent. Car, en nombre  absolu,  Vaud est le deuxième canton (17 945 chômeurs, toujours en  janvier 2006),  "derrière" Zurich (28 657), dont le taux est toutefois  largement inférieur (4%  au lieu de 5,4%).

 Que dire de plus ? Que, sur le long terme, le chômage ne dépend de la conjoncture que dans une faible mesure, beaucoup plus limitée que les   lobbies tentent de le faire croire bien au contraire, le premier facteur  déterminant est  la gestion de la  population étrangère; il existe un lien  organique entre le chômage et cette population. Plus un canton est proche  de  la frontière,  plus il est soumis à une intense pression migratoire, plus il  fait preuve de faiblesse à l'égard de l'emprise étrangère, plus le chômage  s'accroît, tout comme le recours à l'aide sociale.

Quand fera-t-on, une bonne fois pour toutes, prévaloir nos intérêts ?