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Bassins – et après ? Chères amies, chers amis, L'affaire
de Bassins
est grave. Elle montre une fois de plus la faiblesse
dont
les autorités, du moins certaines d'entre elles,font
preuve
à l'égard de l'immigration
incontrôlée. Il est
proprement scandaleux qu'une commune
vaudoise
ait pu, durant plusieurs années,
avoir à son
service, aux
frais des contribuables, un requérant entré dans
notre pays après avoir
déjà été expulsé. Alors
même que notre pays est laminé par le chômage. Aussi
inadmissible que soit cette situation, la loi semble limiter les
capacités d'action d'une association comme la nôtre.
Nous ne pouvons
pas, de notre propre initiative, saisir
une
instance décisionnelle pour qu'une enquête soit
ouverte sur ces faits –
et qu'il en soit tiré
d'éventuelles conséquences
juridiques, en particulier contre tout ou
partie
des organes de la commune concernée.
A bientôt,
Claude Resin
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lettre envoyée au Conseil d'Etat vaudois la réponse du conseiller d'Etat Philippe Leuba Notre conclusion Il
faut le dire : cette réponse a été
rédigée avec soin et montre que nos préoccupations
ont, dans une assez large mesure, été accueillies comme
légitimes. Il est particulièrement important que l'Etat
reconnaisse que la commune de Bassins a engagé un
étranger en situation illégale, extra-Européen de
surcroît. Là se trouve l'essentiel, et le Conseil d'Etat
doit en être remercié.
Néanmoins,
nous restons aussi sur notre faim. Il semble en effet qu'aucune
conséquence juridique ne soit prévue à l'encontre
des organes de cette commune; en particulier, notre demande tendant
à ce que le Ministère public soit saisi du dossier (dans
son domaine de compétence, donc pour
ce qui pourrait relever du droit pénal) a été
passée sous silence. De même, pas un mot sur la politique
générale concernant les autres cas similaires de
violation de la loi, en particulier postérieurs à
l'accord conclu avec la Confédération. Pourtant, ils sont
certainement nombreux.
Pas
un mot non plus sur les conséquences économiques de ce
laxisme, spécialement en ce qui concerne le chômage et le
logement.
Enfin,
rien dans notre lettre n'insinue que l'Etat aurait
"négocié" l'application du droit, contrairement à
ce que laisse entendre la réponse du Conseil d'Etat. Nous
disions - et disons - seulement que sa politique actuelle manque de
visibilité. Ce qui suscite donc l'incompréhension chez
beaucoup de nos compatriotes. Et met en péril l'image de l'Etat
de droit.
A
ce sujet, les médias continuent à ignorer les
préoccupations de la majorité de nos compatriotes, en
particulier des plus modestes d'entre nous. Ce silence ne fait
qu'accentuer le problème et nous éloigner de la solution.
Qui consiste à exécuter sans retard ni condition toutes
les décisions de renvoi entrées en force, à
interdire aux communes l'engagement d'étrangers en situation
irrégulière et à instituer une pratique
générale de suppression des permis à
l'égard des étrangers qui perçoivent de l'aide
sociale pour une période prolongée.
Ces
positions de simple bon sens sont bien entendu celles de notre association.
Bien que majoritaires, elles sont actuellement censurées dans
les médias. Mais, tôt ou tard, le verrou sautera. Tout
simplement parce que les faits finissent par l'emporter sur
les idées.
Alliance Suisse, le
19 juillet
2007
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