Bassins : on croyait en avoir fini, mais non


La nausée.

Ce sinistre feuilleton n'a décidément pas de fin. Dans notre avant-dernier bulletin, nous annoncions avec joie et soulagement que TOUS les recours interjetés par cet individu d'origine balkanique revendiquant inlassablement le "droit" de séjourner sur notre sol - Adem Salihi, puisque son nom est désormais connu - avaient été rejetés, en dernière instance par le Tribunal fédéral lui-même.

C'était sans compter le dernier épisode. Puisque le hasard fait bien les choses. Nous voulons parler de ce mariage conclu au moment propice pour permettre la poursuite du séjour de cet extra-Européen, qui a réussi à s'arroger un permis B. Rappelons que cet individu avait déjà dû quitter notre territoire en 2000 et que, ne manquant pas de sans-gêne, il était revenu sur notre sol pour se faire employer durant plusieurs années par la commune de Bassins. Alors même que son séjour était illégal dès son retour en Suisse. Et constituait donc une violation du droit, une infraction à la législation sur les étrangers.

On ne se moque de nos institutions, en particulier du droit pénal. Nous avions écrit au conseiller d'Etat Leuba lorsque le scandale a éclaté. Pour défendre les plus faibles parmi nos compatriotes, qui sont les premières victimes de l'emprise étrangère.

A notre connaissance (à la lecture notamment de la réponse de M. Leuba), aucune - nous disons bien : AUCUNE - procédure pénale n'a été ouverte, ni contre cet individu lui-même, ni contre ceux qui ont permis ou favorisé son séjour illégal, en particulier en lui louant un logement ou en lui fournissant du travail.

Oui, l'illicité finit par payer. Et cet individu de s'afficher dans 24 H (édition du 22 mai 2008, page 24), pour proclamer qu'il se réjouit aujourd'hui, avec son épouse, "de pouvoir partager au grand jour les occupations que nous avons en commun (spectacles musicaux, peinture, etc.)".

La belle affaire. Quel serait son niveau de vie au Kosovo ? Sa nouvelle épouse ne pourrait-elle pas - avec son aide - s'initier à la culture musicale et picturale kosovare, si possible pour une période prolongée (pour en acquérir toutes les finesses) ? Le meilleur endroit pour cela serait assurément ... le Kosovo, Etat nouvellement reconnu par la Suisse. Pour nous, ce serait non seulement une contribution aux échanges culturels, mais aussi un problème de moins.

Puisque, rappelons le, notre pays compte plus de 100'000 demandeurs d'emploi, dont des dizaines de milliers de nos compatriotes (et pas seulement des naturalisés). A n'en pas douter, plus d'un Suisse au chômage serait heureux d'avoir un emploi de technicien au service d'une commune vaudoise, même celle de Bassins. Pour avoir de quoi assister aux spectacles musicaux. Et fréquenter les expositions de peinture (sans être contraint, pour économiser quelques francs, de se limiter au traditionnel premier dimanche du mois gratuit dans les musées vaudois). Ou, tout simplement, pour pouvoir vivre décemment. Et fonder une famille. Comme l'individu en question. Est-ce trop demander ?

Ce feuilleton va appâter encore davantage d'étrangers attirés par notre niveau de vie - les nouvelles circulent vite. Concrètement, quelles réponses ? La majorité silencieuse doit s'imposer face à la minorité bruyante en matière d'emprise étrangère. La tolérance envers l'illégalité doit cesser. Juridiquement, l'effet suspensif doit être refusé aux recours portant sur un droit de séjour - quittez la Suisse d'abord, on discutera après. Cette affaire révèle au grand jour la nécessité absolue d'une action volontariste, systématique, contre l'invasion migratoire organisée par des réseaux. Qui, rappelons-le, relève du crime organisé.

La majorité n'a pas l'intention de baisser les bras. Comptez sur nous pour cela.

Alliance Suisse, le 27 mai 2008