Asile : Stop à la désinformation !
 

Une dépêche TXT du 2 mai dernier (de 11 h 16 exactement) constitue un exemple flagrant de mensonge. Décortiquons son mécanisme, assez subtil. Pour renforcer notre système immunitaire contre le lobby de l'asile. Votre attention svp :
 

1. La loi sur l'asile énonce que "les requérants d’asile et les personnes à protéger qui ne bénéficient pas d’une autorisation de séjour sont tenus de fournir des sûretés pour garantir le remboursement des frais d’assistance, de départ et d’exécution, ainsi que les frais occasionnés par la procédure de recours." Les employeurs sont obligés de retenir 10 % du salaire brut (donc du salaire AVS) pour le porter au crédit d'un compte destiné à couvrir ces frais, que l'on appelle "compte sûretés". 

2.La dépêche indique que les sommes déposées sur les comptes en question ont atteint 29 millions de francs en 2006 et constituent un "impôt" (sic); sur quelque 33 000 personnes concernées, il n'y a que 2 206 requérants et 5 519 personnes admises provisoirement qui ont travaillé durant cette même année.

3.  A ce stade, que pense le lecteur moyen ? Probablement ceci, et c'est bien sûr le but recherché : "Pauvres requérants, comme c'est injuste de les désavantager par un prélèvement supplémentaire !"
 

4. C'est là qu'intervient le mensonge : la dépêche NE DIT PAS que ce compte est remboursé (sous déduction des frais de gestion) si l'intéressé quitte définitivement note pays ou est autorisé à s'établir chez nous, … ou encore, de toute façon, s'il séjourne en Suisse depuis au moins dix ans ! Le terme "impôt" est un pur et simple mensonge, puisque le propre d'un impôt est d'être acquis à l'Etat … donc non remboursable après décompte définitif ! En d'autres termes, il ne s'agit pas d'une taxe, mais de sûretés ! Dont le propre est, précisément, de couvrir les frais futurs occasionnés par ces étrangers, dans une mesure strictement limitée à ces frais ! La Confédération n'en tire donc aucun profit et les requérants ne sont pas privés du produit de leur travail ! Bien au contraire, les renvois coûtent des fortunes et ces frais ne sont couverts par les sûretés que dans une très faible mesure ! Le coulage est donc gigantesque. Autre mensonge, par omission cette fois : pour que le compte sûretés soit ouvert et approvisionné, encore faut-il que l'employeur déclare le travailleur en question ! Autrement dit, le travail au noir permet au requérant d'échapper aux sûretés !

 

5. Autre élément : les partisans de l'ultra-libéralisme, donc de l'ouverture des frontières, prétendent que l'on connaît quasiment une situation de plein-emploi, ce depuis environ deux ans au moins. Alors, de deux choses l'une : pourquoi une si faible proportion d'actifs parmi la population concernée par les sûretés (7 725 sur environ 33 000, donc moins de 25 %, et encore la dépêche ne mentionne pas la durée moyenne d'activité) ? Lorsqu'on sait qu'il y a une forte proportion de jeunes adultes parmi les requérants, ces chiffres illustrent parfaitement que ces personnes ne travaillent que rarement, du moins légalement. Une fois encore, la seule solution est de prendre le problème en amont en dissuadant les mouvements migratoires indésirables.

Merci de nous avoir suivi dans ce petit exercice d'hygiène mentale et politique …