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"Aide
au retour" : distribution
des prix
Depuis le 1er juin 2006, l'Office
fédéral des
migrations organise un programme d'"aide au retour" pour les
personnes de nationalité éthiopienne relevant de l'asile.
La Suisse
verse Fr. 2000.- par
adulte et Fr. 1000.- par enfant pour les faire rentrer chez elles. En
outre,
avec le perfectionnisme administratif habituel en la matière,
l'office fédéral
précise qu'"afin de permettre la reprise d’une
activité économique sur
place, un projet de réintégration individuel (projet
générateur de revenu ou
formation) peut être soutenu jusqu’à un montant de
3000 francs pour une
personne seule ou de 6000 francs pour une famille."
En soi, pas de quoi s'émouvoir outre
mesure, vu l'ampleur
des frais engendrés par cette population chez nous. En tout cas
si les
personnes en question ont une demande d'asile en cours et sont donc en
situation légale pour la durée de la procédure. Et
même si un montant de Fr.
3000.- pour une personne seule représente une véritable
fortune en Afrique.
Seulement voilà : le communiqué précise que "plus
de 1500 personnes sont
susceptibles de bénéficier du programme d'aide au retour,
dont un bon millier
ont un délai de départ dépassé et sont
tenues de quitter la
Suisse", avant
d'ajouter que, "profitant des différentes offres existantes,
quelque 130
personnes relevant du domaine de l’asile rentrent en moyenne
chaque mois dans
leur pays d’origine, de manière volontaire et
assistées d’une aide au
retour."
En clair, cela signifie – et ce n'est pas
nouveaux, loin de
là – que la
Suisse
admet ouvertement qu'elle paye pour faire rentrer chez elles des
personnes déjà obligées de
quitter notre pays et
qui pourraient donc être rapatriées contre
leur gré, avec les mesures de contrainte s'il le faut.
Curieuse notion du
retour "volontaire". Décidément, il devient de plus en
plus difficile
de faire respecter la loi. Tant qu'on y est, le Service des automobiles
pourrait payer les mauvais conducteurs pour qu'ils acceptent de rendre
leur
permis …
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