Aide sociale, encore et toujours :

Nous devons revenir sur le sujet en relation avec la situation dans le canton de Vaud.

Depuis ce texte, mis en ligne le 27 juin dernier et figurant dans notre bulletin n° 9, les faits nous ont encore donné raison. Le canton de Vaud n'échappe bien sûr pas à la dégradation de la situation au niveau national. Mais le problème est d'une gravité particulière dans le plus grand canton romand.

Les chiffres le montrent : une rallonge de 25 millions a dû être demandée au Grand Conseil cet été par le conseiller d'Etat Maillard. Cette somme fait suite à une précédente rallonge de 20 millions accordée à la fin 2006. Et s'ajoute aux 205 millions déjà budgétisés pour 2007. Le nombre de bénéficiaires est passé de 7000 en juillet 2001 à plus de 11600 aujourd'hui, dont 45 % d'étrangers. Sans compter les requérants d'asile, ni les naturalisés. Décidément, on en finit jamais.

La preuve en est faite : l'amélioration de la conjoncture dont on nous abreuve sans arrêt n'a aucun effet en matière d'aide sociale. Alors même qu'elle est censée durer depuis plusieurs années déjà. Elle ne donne pas de travail à toutes et à tous; elle n'augmente pas les salaires. Bref, elle n'existe pas dans la réalité. Du moins pas pour nous.

Le plus grave dans cette évolution ? Que l'on parle désormais ouvertement d'un "socle incompressible" de chômeurs de longue durée, constitué par des extra-Européens qui ne peuvent pas être intégrés dans notre marché de l'emploi (24 H du 20 août 2007, p. 17). Dont acte. Pourquoi alors ont-ils été autorisés à s'établir chez nous, souvent depuis des années ?

Alors, de deux choses l'une. Soit ces populations sont intégrables, soit elles ne le sont pas. Puisqu'on admet que ce chômage massif est incompressible, alors elles ne sont pas intégrables. Même lorsque la conjoncture est - prétendument - favorable. Il y a ainsi une part - que l'article de 24 H ne précise pas - d'étrangers inactifs, extra-Européens en particulier, qui sont à distinguer de ceux qui travaillent tout en percevant de l'aide sociale, dont la situation est différente. 

Dans une situation chronique, l'Etat n'a pas à verser de l'aide sociale indéfiniment, à des milliers d'étrangers, par dizaines de millions, année après année, à fonds perdus, sans espoir d'en finir. Etant précisé toutefois que les Européens bénéficient d'un statut différent des extra-Européens et qu'il faut donc distinguer les situations.

Parlons chiffres : avec ces deux dernières rallonges de 45 millions en moins d'un an, l'aide sociale pour les étrangers (45 % de 230 millions, qui font plus de 103 millions en présumant que les allocations moyennes équivalent à celles versées aux Suisses) représente plus de sept fois le bilan des intempéries catastrophiques des 8 et 9 août 2007 (14 millions). Avec une part de 45 % dans l'aide sociale cantonale, les étrangers coûtent donc plus sur une année que la pire catastrophe naturelle qu'ait connue notre canton depuis bien longtemps si un tel désastre survenait un mois sur deux ! Et ceci année après année. Et sans compter les autres prestations, en particulier la scolarisation des enfants et les subsides à l'assurance-maladie.

Il faut en tirer les conséquences en matière de politique migratoire, au lieu de se plaindre passivement. Puisque les faits sont connus. Et appellent une réaction immédiate. Par l'application de la loi. Qui autorise le renvoi de tout étranger bénéficiant de l'aide sociale pour une durée prolongée. Et cela, on le redira jamais assez. Ce point est du reste mentionné dans notre questionnaire aux candidats aux prochaines élections nationales. 

Car il est inadmissible de laisser pourrir la situation. A nos frais.

 

Alliance Suisse, le 30 août 2007