De plus de mille
à "523", puis à 240
La
décision prise par la
majorité
du Grand Conseil le mardi 17 janvier dernier (adoption de la motion
Melly,
devenue décret) en faveur des "523" (on devrait dire : des 240)
est
purement et simplement inacceptable. Renoncer aux mesures de contrainte
dans de
tels cas constitue un camouflet et une marque de mépris pour la
volonté
populaire et même pour l'Etat de droit. Notre première
réaction a été l'envoi
d'une lettre de lecteur à 24 H, signée de notre
président.
Lorsque nous
parlons
de volonté
populaire, ce n'est pas dans le vide.
En effet, les mesures de
contrainte en droit des étrangers ont été
acceptées par 83'149 Vaudoises et
Vaudois représentant 61,48 % des voix exprimées en
votation populaire du 4
décembre 1994. Au niveau national, le taux d'acceptation a
été de 72,9 %, par
26 cantons et demi-cantons contre zéro.
Cette date vous semble trop
ancienne ? Qu'à cela ne tienne : le 13 juin 1999, les mesures
d'urgence dans le
domaine de l'asile et des étrangers ont été
acceptées par très exactement
79'724 Vaudoises et Vaudois représentant 60,16 % des voix
exprimées. Au niveau
national, le taux d'acceptation a été de 70,8 %,
également par 26 cantons et
demi-cantons contre zéro.
A ceci s'ajoute que tous les requérants
concernés ont fait
l'objet de décisions de refus rendues par l'autorité
compétente et qu'il n'en
reste plus que 240 sur les 523, qui étaient eux-mêmes un
reliquat sur plus de
mille. Que dire de plus ? Il y a déjà eu une
énorme mansuétude dans cette
affaire, à notre détriment. La Suisse est un Etat
de droit démocratique et l'application du
droit ne se négocie pas. La volonté populaire est
parfaitement explicite et
même limpide. Nous attendons donc que ces lois soient
appliquées sans réserve,
de même que toutes les autres normes d'ordre public
protégeant la population
indigène contre des étrangers le plus souvent
entrés illégalement et attirés
par le niveau de vie que leur offre notre pays. Il en va de notre
sécurité, de
notre indépendance et de notre bien-être, qui doivent
avoir priorité par
rapport à des étrangers à qui nous ne devons rien.
Nous leur avons accordé une
protection qui ne peut être que provisoire; maintenant, ils
peuvent
parfaitement renter chez eux, leur pays étant pacifié, de
plus sous le mandat
de troupes internationales.
Les
députés de gauche ont voté
pour la motion. C'est particulièrement regrettable, car ce sont
nos
compatriotes dont la situation sociale est la plus difficile qui ont le
plus à
pâtir de l'invasion migratoire, que ce soit en matière de
logement, de travail,
d'école, de services publiques, de sécurité ou
d'environnement. Il doit en
outre être souligné qu'un lobby d'employeurs est intervenu
en faveur des
"523", ces immigrants constituant une main-d'euvre
supplémentaire
utile pour exercer une pression à la baisse sur les salaires. Il
n'y a donc
aucune demande de l'électorat populaire en faveur de ces gens,
bien au
contraire, que ce soit du côté tant que POP que du
PS, et
même des Verts.
Il y a déjà des centaines de
milliers d'ex-Yougoslaves chez nous – n'est pas
assez ? La
connivence de la
majorité du Grand Conseil avec les abus dans l'affaire dite des
"523"
ne pourra qu'inciter ces étrangers à encore d'autres
abus, en en amenant ainsi
toujours plus chez nous. Alors même que notre pays est
laminé par le chômage,
la crise du logement et les déficits publics. Il s'agit, une
bonne fois pour
toutes, de faire prévaloir nos intérêts. Surtout
lorsqu'on sait qu'un ménage
parmi les "523" a perçu plus de Fr. 400'000.- (oui, quatre cents
mille) d'aide sociale. Entres autres exemples. De qui se moque-t-on ?
Nous
considérons ainsi comme
indispensable que les responsables politiques de tous bords
prêtent une oreille
beaucoup plus attentive aux attentes du peuple en la matière.
Soyez-en sûrs :
la riposte s'organisera, et souhaitons que ce soit par-dessus les
clivages
politiques traditionnels.
Parmi
les députés qui ont
voté
POUR la motion Serge MELLY figurent notamment (en plus de l'auteur de
la motion
lui-même) :
BOTTLANG-PITTET
Jacqueline,
COHEN-DUMANI Doris; CHRISTEN Jérôme, FRANÇAIS
Olivier, GLATZ Georges, GUBLER
Gilbert, MANGE Daniel, MARTIN Jean, MORAND Stives, REY Eliane, ROCHAT
Jean-Claude, VUILLEMIN Philippe (selon 24 H du 18 janvier 2006, p. 26)
Pour
l'association Alliance Suisse :
Claude
Resin, président