Etrangers et aide sociale : on n'en finit pas


Le 26 juin 2007, l'Office fédéral de la statistique a publié une étude nationale portant sur l'aide sociale pour 2005. Quelque 237'000 personnes ont eu recours à l'assistance durant cette année, ce qui fait 3,3 % de la population et 8 % de plus qu'en 2004 (alors environ 220'000 bénéficiaires représentant 3 % de la population). Malgré – nous dit-on – une amélioration de la situation économique.

L'essentiel est que 43,8 % des bénéficiaires sont étrangers, pour 20,5% du total de la population de référence. Il y a donc une sur-représentation des étrangers de plus du double par rapport à nos compatriotes. Même les médias l'admettent. Tout comme l'admettait déjà l'enquête publiée en 2006 sur la base des données de 2004. Et encore n'existe-t-il aucune statistique séparée portant sur les naturalisés. En outre, les requérants d'asile et les personnes admises provisoirement ne figurent pas dans les statistiques de l'OFS, puisqu'ils relèvent d'un autre régime d'assistance. La réalité est donc pire encore que celle qui ressort de ces statistiques.

Ce sujet a déjà fait l'objet d'un texte de notre part, qui portait sur les statistiques 2004 (Etrangers et aide sociale : on commence à lever le voile, bulletin n° 5, août 2006). Nous n'avons rien à modifier à ce texte. Si ce n'est de préciser que la situation a (encore) empiré depuis. Les faits nous ont donc donné raison. Malheureusement.

Il faut agir. Nous avons le droit de nous défendre contre cette emprise, qui pèse lourdement sur les budgets, en plus de nombreux autres effets dévastateurs (augmentation artificielle de la population, donc crise du logement, surcharge des classes d'école, tensions sociales, criminalité, dégradation de l'environnement, etc.). Il est urgent de protéger nos frontières contre les nouveaux arrivants, spécialement de mettre fin au regroupement familial. Et – une bonne fois pour toutes – d'utiliser pleinement, systématiquement, la possibilité prévue par la loi d'expulser les étrangers qui recourent à l'aide sociale pour une période prolongée.

Nous n'avons pas fini de parler de ce problème.

Alliance Suisse, le 27 juin 20007